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3 traits d’union

Trois particularités complètent, enrichissent et complexifient le portrait du département : la présence de la forêt, l’amplitude des reliefs, et l’influence de l’urbanisation parisienne. Elles vont contribuer à la définition de 6 grands ensembles de paysages, divisés plus finement en unités paysagères.

L’amplitude des reliefs

publié le 13 novembre 2014 (modifié le 15 décembre 2014)
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© 2014 Agence B. Folléa - C. Gautier paysagistes urbanistes / DRIEE-IF / Conseil Général des Yvelines

Carte schématisée des reliefs des Yvelines. La vaste plateforme structurale de la Beauce s’élève progressivement du sud au nord pour culminer à 170-180 m d’altitude, au point même où elle rencontre l’axe bas que forme la vallée de la Seine, à 25-15m d’altitude. Cette rencontre s’opère dans les Yvelines ; elle occasionne une belle amplitude de reliefs qui explique en partie l’attractivité des paysages du département.

Les reliefs des Yvelines sont plus marqués qu’ailleurs, grâce à la rencontre qui s’opère entre le haut plateau de Beauce-Hurepoix au sud du département (la plus haute plateforme structurale du centre du Bassin parisien, à 170-180m d’altitude), et la basse vallée de la Seine au nord, à 25/15 m d’altitude. Cette amplitude a donné lieu à des paysages au caractère affirmé, avec une diversité de formes qui anime les paysages et les fait échapper à la monotonie des vastes plaines et plateaux des régions et départements voisins (Beauce, Brie, Picardie, Haute-Normandie etc). Des vallées profondes découpent le Hurepoix, partie nord-est du plateau de Beauce : vallées de la Bièvre, de l’Yvette, de la Rémarde et de leurs affluents ; les plaines, plateaux et vallées intermédiaires, qui se succèdent entre le haut plateau de Beauce et la basse vallée de la Seine, assurent des variations dominées par l’omniprésence des horizons boisés : plaine de Houdan, plateau du Mantois, plaine de Versailles, plateau des Alluets-Marly, vallée de la Mauldre, vallée de la Vaucouleurs ; au nord, on retrouve cette amplitude des reliefs dans le Vexin Français, dont les hautes buttes boisées, ultimes témoins septentrionaux de la plateforme Beauceronne individualisés par l’érosion, dominent de toute leur hauteur la vallée de la Seine, et laissent s’épanouir des replats intermédiaires cultivés et des vallées intimes affluentes du fleuve. L’omniprésence des coteaux, qui se déroulent à travers tout le département pour faire la couture entre ces plateaux, plaines et vallées, contribue puissamment à l’attractivité paysagère du département, par la position confortable qu’ils offrent en appui sur les massifs boisés, et par les ouvertures visuelles qu’ils proposent sur le grand paysage : on mesure cette attractivité à la multitudes de demeures royales et bourgeoises de villégiature qui s’y sont implantés, et aux kilomètres de sentiers de randonnées suivant ces rebords.

L’ominiprésence des horizons forestiers

publié le 13 novembre 2014 (modifié le 15 décembre 2014)
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© 2014 Agence B. Folléa - C. Gautier paysagistes urbanistes / DRIEE-IF / Conseil Général des Yvelines

La présence forte des forêts et horizons boisés contribue puissamment à la personnalité des paysages des Yvelines : outre le vaste massif de Rambouillet, d’autres massifs publics s’étendent, encore remarquables par leurs dimensions malgré leur situation plus urbaine et périurbaine : forêt de Saint-Germain-en-Laye, forêt de Marly, forêt de Fausses-Reposes, forêt de Versailles, forêt de Meudon, et, dans des situations moins urbaines : forêts de Bois d’Arcy, de Sainte-Apolline, de Rosny, de l’Hautil, de Brueil-en-Vexin, … Au total, ce sont 73 000 hectares de forêts, qui s’étendent, couvrant le tiers du département. Prolongée au fil des longs linéaires de coteaux, qui courent partout sur le département à la faveur des pentes des buttes, des versants des vallées, des rebords des plateaux, la présence forestière tient les paysages Yvelinois dans une unité paysagère forte, remarquable, composant partout ses horizons : elle distingue de ce fait clairement les paysages des Yvelines des autres départements de l’Ile-de-France et des régions voisines (souvent ouverts sans limites) en bornant les étendues aplanies et cultivées, mais aussi urbaines ; elle contribue à composer un cadre de vie attractif aux portes de la capitale, par les espaces de respiration qu’elle propose ; elle tempère la réalité urbaine et périurbaine du département, par sa capacité à « absorber » la présence de l’urbanisation, en la tenant dans des écrins de qualité (à Versailles, à Saint-Quentin-en-Yvelines par exemple), ou en la rendant discrète (sur certains coteaux de la Seine et des vallées affluentes notamment). Au total, la forêt constitue le « système vasculaire » des paysages des Yvelines, avec ses cœurs et ses poumons verts, reliés par ses artères, veines et vaisseaux au fil de ses coteaux qui irriguent le territoire : la forêt et les coteaux boisés composent la trame paysagère fondatrice du département.

L’influence de l’urbanisation parisienne

publié le 13 novembre 2014 (modifié le 30 mai 2016)
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© 2014 Agence B. Folléa - C. Gautier paysagistes urbanistes / DRIEE-IF / Conseil Général des Yvelines

Carte schématisée de l’urbanisation des Yvelines. L’urbanisation continue concerne le quart nord-est du département, et se prolonge vers l’ouest par deux bras : dans la vallée de la Seine et sur le plateau de Saint-Quentin-en-Yvelines.

La pression urbaine liée à la proximité de Paris vient imprimer sa marque dans les paysages yvelinois : dans le quart nord-est du département, au sein de la large vallée de la Seine et des boucles de Croissy, de Saint-Germain-en-Laye, de Poissy, où l’urbanisation est quasi continue, remontant jusqu’à Saint-Germain-en-Laye et Versailles. Les paysages urbains prennent un caractère très divers selon les époques, et ceci à l’échelle des quartiers : minéraux ou arborés, individuels, ou collectifs, anciens ou récents, aux tracés réguliers ou irréguliers, etc. Ceux du Versailles historique sont célèbres, à la faveur des riches et fortes perspectives baroques (XVIIe-XVIIIe siècles), et dans un tout autre esprit, la ville-parc du Vésinet, soigneusement inscrite dans la forêt qui préexistait (XIXe siècle) .

Les paysages urbains se prolongent au-delà du quart nord-est dans deux directions :

  • à la faveur de la vallée de la Seine jusqu’à Mantes-la-Jolie, où l’urbanisation hétérogène de villages anciens, de pavillons et de grands ensembles est parsemée d’implantations industrielles de grandes dimensions ;
  • sur le plateau de l’ "Yveline" avec la ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines et ses quartiers divers intégrés dans une large trame verte.

La pression de l’urbanisation parisienne se perçoit également dans les Yvelines rurales où l’on observe une densité des bourgs et villages dont les extensions urbaines ont tendance à réduire les espaces de respiration entre les secteurs bâtis.

Partout néanmoins, la présence des masses boisées et des longs coteaux arborés qui accompagnent ces paysages urbains tempère remarquablement la forte empreinte de l’urbanisation à travers le département.