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L’urbanisation et les infrastructures

publié le 8 janvier 2015

Depuis la fin du XIXème siècle, les Yvelines ont vu quintupler leur population. Certains secteurs se sont profondément métamorphosés avec l’apparition des villes nouvelles de Saint-Quentin-en-Yvelines et Vélizy, et sous l’impulsion du développement de l’activité économique ou industrielle en vallée de Seine. L’ampleur d’une telle mutation imprime tous les paysages et se manifeste désormais sous des formes très variées dans l’ensemble des territoires urbains et ruraux du département.

Avec leurs villes et villages de caractère les Yvelines offrent une image francilienne résidentielle. Plus composite, la vallée de Seine affirme son caractère industriel à mesure qu’on s’éloigne de la métropole parisienne.

Au contact de cette dernière, l’urbanisation reste localement contenue par de vastes espaces de respiration qui ceinturent les villes de leurs reliefs boisés et offrent un cadre de vie et des espaces de bien-être aux habitants. C’est le cas des forêts de Meudon, Fausses-Reposes, Versailles, Bois d’Arcy, Marly, ou Saint-Germain-en-Laye. Des espaces agricoles et des vallées, comme la vallée de la Bièvre ou les plaines agricoles de Montesson et Versailles maintiennent également d’essentiels espaces d’ouverture entre les villes denses.

Mais la pression urbaine sur l’ensemble du département est telle que le maintien de ces respirations vertes constitue l’un des principaux défis à relever. Cet enjeu, majeur au contact de la métropole se fait également sentir dans des vallées à l’écart des grands axes, comme celles de la Mauldre et de la Vaucouleurs, et le long des lisières forestières des massifs où le mitage progresse.

Ainsi, les mutations à l’œuvre dans les paysages sont particulièrement intenses au niveau des franges urbaines des villes, bourgs et villages où se côtoient tout à la fois tissus urbains résidentiels, grands équipements, infrastructures, friches, habitat précaire et dépôts de toutes sortes. Ce processus, qui « consomme » le territoire sans réellement l’organiser, produit des paysages qui se privent d’une cohérence et d’une harmonie avec leur support naturel et agricole.

L’avenir est à construire. Au-delà d’indispensables mesures de protection et des travaux de renouvellement urbain engagés dans les Yvelines, des démarches basées sur des projets de territoire pourraient être expérimentées. Il s’agit de réunir autour d’une volonté collective de multiples acteurs impliqués dans un développement urbain en recherche de qualité architecturale et environnementale.

Produire méthodologies et outils pour accompagner les évolutions urbaines, soutenir des économies agricoles dynamiques, intégrer de nouveaux cycles énergétiques et préserver les milieux naturels permet d’organiser des paysages de qualité.