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Les unités de paysage

publié le 11 décembre 2013
Map 22 - Les boucles de Guernes, Moisson et Bennecourt15 – Le plateau du Mantois12 - La vallée de la Mauldre15 – Le plateau du Mantois23 - Le Vexin des Yvelines21 - Le grand couloir de Seine de Meulan/Les Mureaux à Mantes-la-Jolie19 - La boucle de Poissy, de Conflans à Meulan18 - La forêt de Saint-Germain-en-Laye et ses lisières16 - La boucle de Montesson17- Les vallons et coteaux de Bougival à Saint-Germain-en-Laye20 - Le val et les coteaux d’Orgeval13 - Le plateau des Alluets-Marly14 – La vallée de la Vaucouleurs11 - La plaine de Versailles10 – Versailles et son château07- Le plateau de Vélizy-Villacoublay05 - La vallée de la Bièvre06 - Le plateau de Saint-Quentin-en-Yvelines09 – La plaine de Neauphle08 – La plaine de Houdan01 - La forêt de Rambouillet04 - Les vallées et plateaux de Chevreuse03 - Le plateau d’Ablis02 - Les vallonnements de la Drouette et de la Maltorne

23 unités de paysage et leurs limites

A l’intérieur des six ensembles et à la faveur des grandes caractéristiques évoqués ci-dessus, des unités de paysage plus précises se distinguent, en fonction des particularités morphologiques et des occupations du sol. Les Yvelines en comptent 23, un nombre important au regard de la taille modeste du département, qui témoigne de sa diversité. La carte des grands ensembles et des unités de paysage, ci-dessus, qualifie la nature des limites entre les paysages : globalement, elles apparaissent remarquablement nettes dans le département, ce qui est plutôt un gage de qualité. Cela est dû à plusieurs phénomènes : la nature des reliefs, où les plateaux, les plaines et les vallées sont séparés clairement par des coteaux étirés en linéaires, qui composent souvent ces limites ; la présence de la forêt qui accompagne ces coteaux (notamment à la faveur des sols de sables dits « de Fontainebleau ») et qui renforce la lisibilité des limites ; la relative maîtrise des paysages par des dispositions de protections qui réduisent les problèmes et les risques de débordement de l’urbanisation.
On verra comment à l’intérieur même des unités de paysage se posent des questions de limites, notamment entre l’urbanisation récente et les espaces agricoles, ainsi qu’entre l’urbanisation récente et les forêts.

I. Pour l’Yveline, deux grandes unités se distinguent :

1. La forêt de Rambouillet. Elle court de part et d’autre de la ville de Rambouillet flanquée de son Domaine historiquement royal puis présidentiel : vers le nord-ouest jusqu’au massif privé de la forêt des Quatre Piliers, en passant par Saint-Léger-en-Yvelines et Poigny-la-Forêt ; vers le sud-est jusqu’à l’autoroute A10, au-delà de Saint-Arnoult-en-Yvelines, de Rochefort-en-Yvelines et de Bonnelles , où la forêt prend des accents particuliers en couvrant les vallonnements de la Rémarde, de l’Orge et de leurs affluents.
C’est le grand paysage emblématique des Yvelines, fréquenté par 11 millions de visiteurs chaque année ; il garde le souvenir de son statut royal de forêt de chasse, par ses allées rectilignes se croisant pour former des carrefours en étoiles ; ses parties les plus pittoresques, avec leurs chaos rocheux gréseux, ne sont pas aussi célèbres que ceux de Fontainebleau mais ont néanmoins conduit à la formation d’une école de peinture, l’école de Cernay. Ses limites sont celles du massif boisé continu, qui s’allonge ainsi sur 35 kilomètres, couvrant 25 000 hectares.

2. Les vallonnements de la Drouette et de la Maltorne. Ils se forment aux marges sud-ouest du massif, par le creusement de petites vallées qui vont alimenter l’Eure toute proche (Nogent-le-Roi, Maintenon) : la Drouette, la Maltorne, mais aussi la Guesle, la Guéville. La forêt lâche prise progressivement ; se forme ainsi un paysage de lisière, où alternent bois, cultures et pâtures, original car légèrement vallonné, composant un paysage rare dans le département. Courant sur une vingtaine de kilomètres, ses limites sont celles de la forêt de Rambouillet au nord-est, du plateau cultivé de la Beauce au sud, et des hauteurs dominant le bassin versant de la Vesgre au nord, à proximité d’Adainville.

II. Pour la Beauce, une seule unité se distingue dans les Yvelines :

3. Le plateau d’Ablis. Il offre déjà les caractéristiques fortes de la Beauce, tiré à l’horizontale, couvert de céréales, lumineux et ouvert sur le ciel. Mais la présence limitrophe de la forêt de Rambouillet et de la vallée de la Drouette lui dessine des horizons boisés qui concourent à sa singularité. Commandé par Ablis au centre, ouvert vers le sud, il est délimité par la forêt au nord et à l’est (Rambouillet, Sonchamp) et par la Drouette à l’ouest (Orphin, Orcemont).

III. Pour le Hurepoix, quatre unités se distinguent :

4. Les vallées et plateaux de Chevreuse. Aux marges est du plateau de Beauce-Yveline, la vallée de l’Yvette et ses affluents constituent de brusques et profondes entailles, composant ce paysage caractéristique du Hurepoix, où les plateaux cultivés, aux marges du massif de Rambouillet, sont cernés par les horizons boisés, et découpés par ces profondes vallées dans lesquelles se nichent les villages, dont le principal est Chevreuse. Ce paysage diversifié est attractif, aux portes de l’urbanisation continue parisienne, préservé en Parc naturel régional de la Haute vallée de Chevreuse. Cette unité paysagère est délimitée par la forêt de Rambouillet à l’ouest (au-delà du Perray-en-Yvelines et des Essarts-le-Roi) et au sud (ruisseaux de la Celle et de l’Erable vers la Celle-les-Bordes, Bullion, Bonnelles). Elle est bordée au nord par l’urbanisation de la ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines, rendue discrète par la précieuse forêt domaniale de Port-Royal, ainsi que par les vallées boisées de la Mérantaise et de la Bièvre, qui font l’interface. Les plateaux de Saclay (UP n° 4a) et de Limours (UP n° 4b) sont intégrés dans cette unité du fait de leurs faibles superficies dans les Yvelines. Mais, à l’échelle interdépartementale, leurs dimensions importantes en font de véritables unités spécifiques, même si leurs caractéristiques sont bien celles des plateaux du Hurepoix.

5. La vallée de la Bièvre. D’échelle interdépartementale, puisqu’elle achève sa course dans le Seine vers le Jardin des Plantes à Paris, la vallée de la Bièvre Yvelinoise offre les caractéristiques des autres vallées du Hurepoix : profonde, boisée, abritant l’urbanisation (Buc, Jouy-en-Josas). Sa singularité vient de son contexte, très urbain (à 15 kilomètres seulement de Paris), et des trois étangs qui se succèdent dans son cours amont, noyant le fond de vallée. Très fréquentée, elle est aussi très soumise à la pression de l’urbanisation, malgré son statut de site classé. Ses limites sont celles de la morphologie de la vallée, qui s’amorce sur le plateau dans la ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines (Guyancourt) et s’encaisse rapidement dans ses coteaux boisés avant de poursuivre vers l’est (Bièvres, Essonne).

6. Le plateau de Saint-Quentin-en-Yvelines. C’est une unité de paysage urbaine, avec la ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines qui occupe l’extrémité nord du plateau de l’Yveline. Constituée en quartiers d’habitats et d’activités hétérogènes, sillonnée par de grandes infrastructures -dont la rude balafre de la RN 10-, elle dispose d’un remarquable écrin de forêts qui composent ses limites : forêt domaniale de Port-Royal et vallée de la Mérantaise au sud, forêt départementale de Sainte-Apolline et forêt domaniale de Maurepas à l’ouest, forêt domaniale de Bois-d’Arcy au nord, plateau de Saclay et vallée boisée de la Bièvre à l’est. Le plateau de Satory a été rattaché à cette unité, cerné par les Bois de Satory et la forêt domaniale de Versailles (vallée de la Bièvre).

7. Le plateau de Vélizy-Villacoublay. Cette petite unité urbaine des confins nord-est du Hurepoix appartient plus largement à une unité paysagère interdépartementale qui se prolonge dans l’Essonne (Bièvres, Verrières-le-Buisson) et dans les Hauts-de-Seine (Meudon, Clamart, Le Plessis-Robinson, Châtenay-Malabry). Elle est elle aussi délimitée par les bois qui coiffent les pentes : bois de Viroflay au nord, de Meudon au nord-est, forêt domaniale de Verrières au sud-est et bois de la Bièvre (forêt domaniale de Versailles au sud).

IV. Pour les plaines et plateaux intermédiaires, huit unités paysagères s’enchaînent :

8. La plaine de Houdan. La plaine de Houdan fait partie de l’unité paysagère plus vaste du Drouais, qui s’étend en Eure-et-Loir. Si elle en a les caractéristiques par l’ampleur des étendues céréalières aplanies, elle prend son individualité par sa belle petite « capitale » qu’est Houdan, plantée au cœur de la plaine, et par ses horizons boisés du massif de Rambouillet, qui s’enrichissent en paysages intimistes et riches de lisières à la faveur de la Vesgre. Ses limites sont la forêt de Rambouillet à l’est, la Vesgre au sud (Adainville), et la ride de Richebourg au nord, discrète élévation qui prolonge en plaine, dans la direction armoricaine, celle de la forêt des Quatre-Piliers, séparant la plaine de Houdan du vaste plateau du Mantois plus au nord.

9. La plaine de Neauphle. La plaine de Neauphle s’épanouit dans la marge nord du plateau de l’Yveline, creusée à la faveur des multiples affluents qui viennent former la Mauldre. Agricole, elle offre néanmoins une échelle plus restreinte que celle du plateau du Mantois, grâce à la forte présence des horizons boisés qui la cadrent. Ses limites sud et est sont les coteaux qui forment le rebord du plateau de l’Yveline, masquant remarquablement l’étendue de la ville nouvelle de Saint-Quentin-Yvelines pourtant toute proche ; sa limite nord est définie par la ride de Thoiry, dont l’aspect boisé dominant est prolongé par la forêt de Beynes et par le coteau de Neauphle ; sa limite ouest avec la plateau du Mantois est plus floue, délimitée par la limite de bassin versant entre Mauldre (ru de Coquerie) et Vaucouleurs (rivière de Flexanville), sur laquelle passe l’aqueduc de l’Arve.

10. Versailles et son château. La ville de Versailles, prolongée par l’urbanisation de Viroflay et du Chesnay, se niche au fond de la plaine, sertie par les coteaux boisés de Marly et de Fausses-Reposes au nord, et par ceux de Satory et de Viroflay au sud. L’ensemble compose un site et un grand paysage urbain remarquables, tenu par un écrin vert bien perceptible depuis l’intérieur de la ville, dont la valeur est évidemment rehaussée par les tracés, perspectives et architectures hérités des XVIIe et XVIIIe siècles notamment. A l’ouest, c’est le vaste domaine du château de Versailles qui fait la transition entre la ville et la plaine agricole, vers laquelle il s’ouvre par la célèbre perspective du Grand Canal.

11. La plaine de Versailles. Prolongement naturel de la perspective du château de Versailles, et s’ouvrant dans la direction armoricaine vers l’ouest et le Mantois, la plaine agricole de Versailles représente une des continuités agricoles les plus proches du cœur de l’agglomération Parisienne, comme un coin enfoncé entre les urbanisations de la Seine au nord et du plateau de Saint-Quentin-en-Yvelines au sud. Sa « pointe » est protégée en site classé. Elle est précisément cadrée sur trois de ses côtés : par le parc du château de Versailles à l’est, par le coteau du plateau des Alluets-Marly au nord et par celui de l’Yveline (Rambouillet) au sud.

12. La vallée de la Mauldre. La vallée de la Mauldre compose une unité paysagère en soi, incisée entre le plateau du Mantois à l’ouest et la plaine de Versailles à l’est. Au sud elle commence vers Neauphle-le-Vieux, point de convergence de ses affluents, et au nord elle s’achève à Epône, s’ouvrant sur la vallée de la Seine.

13. Le plateau des Alluets-Marly. Le plateau des Alluets-Marly est facilement individualisé, comme une île perchée au-dessus des plaines adjacentes. Morceau de la plateforme structurale de la Beauce isolé par l’érosion, il s’allonge dans la direction armoricaine sur 23 km dans le département, pour 4km au maximum de largeur. Ce faisant, il sépare la plaine de Versailles de la vallée de la Seine et propose deux visages : l’un forestier avec la forêt de Marly, l’autre agricole avec la clairière des Alluets-le-Roi.

14. La vallée de la Vaucouleurs. Comme la Mauldre, la Vaucouleurs compose une vallée orientée sud nord, sur une quinzaine de kilomètres. Elle s’enfonce dans le plateau agricole du Mantois, pour s’achever à Mantes-la-Ville où elle rejoint la vallée de la Seine.

15. Le plateau du Mantois. Cette vaste unité paysagère s’étend entre les hauteurs du plateau de l’Yveline au sud et le couloir de la Seine au nord. Agricole céréalier, aplani et large, le paysage commence à évoquer les vastes étendues de l’Eure-et-Loir (Drouais) et de l’Eure (plateau de Madrie) avec lesquelles il se fond vers l’ouest. Mais il animé par l’inflexion de la vallée de la Vaucouleurs, et par les émergences des rides de Thoiry, du Tertre Saint-Denis et de Richebourg. A l’est, il s’achève sur la vallée de la Mauldre, au-delà de laquelle s’étend la plaine de Versailles, plus étroite du fait de l’émergence du plateau des Alluets-Marly.

V. Pour la vallée de la Seine, sept unités de paysage se succèdent :

16. La boucle de Montesson. Dans la prolongation des Hauts-de-Seine, la vallée de la Seine est urbaine, le bâti d’habitat et d’activités couvrant les étendues de la boucle de Montesson. Au sein de cette étendue, se distingue en particulier le paysage urbain forestier du Vésinet, quartier-parc hérité du XIXe siècle développé en forêt alluviale. Le cœur de la plaine est encore spectaculairement ouvert sur la silhouette du quartier de la Défense, grâce à la plaine agricole de Montesson, ultime témoin des terres maraîchères du tour de Paris. La limite sud et ouest de cette unité de paysage est clairement composée par le long coteau courbe, qui court de Bougival jusqu’à Maisons-Laffitte, en passant par Saint-Germain-en-Laye. Il parvient à conserver un aspect boisé, fait remarquable dans le contexte densément urbanisé dans lequel il s’inscrit. Les limites est et nord se fondent dans le continuum urbain de l’agglomération de Paris, dans les départements des Hauts-de-Seine et du Val d’Oise.

17. Les vallons et coteaux de Bougival à Saint-Germain. Ils sont composés par les pentes du plateau des Alluets-Marly qui descendent vers la vallée de la Seine. L’animation de ces pentes, rendues irrégulières par les petits affluents, les vues qui s’ouvrent vers la plaine de la Seine et Paris, l’adossement à la forêt de Marly au sud et à l’ouest et à celle de Saint-Germain au nord, la présence du parc de Marly, la proximité de Paris, ont fait de ces pentes des quartiers urbanisés et attractifs, occupés majoritairement par des villas isolées dans leurs jardins, qui noient les petits centres anciens dans le continuum bâti. Saint-Germain en est la « capitale » vivante, deuxième ville du département.

18. La forêt de Saint-Germain et ses lisières. Préservée au fil des siècles par son statut royal, la forêt de Saint-Germain est une ancienne forêt de chasse qui occupe presque toute la boucle de la Seine. Elle est aujourd’hui urbaine, intensément fréquentée, bordée au sud par la ville de Saint-Germain-en-Laye et son château, à l’ouest par l’urbanisation de Poissy et d’Achères, au nord par la plaine d’Achères, à l’est enfin par la Seine, intégrant Maisons-Laffitte développée en son sein au XIXe siècle, préfigurant le paysage urbain forestier du Vésinet.

19. La boucle de Poissy. Plus éloignée de Paris, épargnée par les grosses infrastructures routières, la boucle de Poissy est encore majoritairement urbaine par son occupation du sol, où domine l’habitat résidentiel au calme, piqué de collectifs à Chanteloup, Poissy et Conflans ; mais ses paysages prennent un caractère arboré marqué grâce à ses limites : les puissants horizons qu’offre la butte de l’Hautil au nord, qui tient tout ce paysage, mais aussi l’appui forestier de la forêt de Saint-Germain à l’est, la butte de Marsinval et la forêt des Mureaux/Verneuil-sur-Seine vers l’ouest. L’urbanisation a desserré son étreinte à la faveur des anciens usages « industriels » des terres (épandage, carrières), donnant lieu à des reconversions réalisées (base de loisirs du Val de Seine), en cours (plaine de Chanteloup) ou en projets (plaine d’Achères et projet Port Seine Métropole).

20. Le val et les coteaux d’Orgeval. En retrait de la vallée de la Seine, le val d’Orgeval et ses coteaux constituent une unité de paysage originale dans le contexte Yvelinois. Ils se développent à la faveur du ru d’Orgeval, qui a creusé son sillon peu profond entre le plateau des Alluets-Marly au sud et la butte de Marsinval au nord. Sur ces coteaux se sont historiquement développés des vergers, aujourd’hui raréfiés. Le passage de l’autoroute A13 et de la RD113 contribue à fragiliser ce paysage, par l’accessibilité offerte, qui accroît la pression d’urbanisation, et l’effet de vitrine d’activités, qui s’allongent au fil des deux infrastructures. Les limites sont les coteaux boisés du plateau des Alluets qui dominent le paysage au sud, la butte de Marsinval et l’A 13 au nord, l’étroite plaine de la Jonction entre Saint-Germain-en-Laye et Chambiourcy à l’est, le coteau de la Seine vers l’ouest, sur lequel s’appuient Aubergenville, Flins, Bouafle et Chapet.

21. Le grand couloir de Seine, de Meulan/les Mureaux à Mantes-la-Jolie. Il compose l’unité de paysage la plus éclectique de la vallée de la Seine Yvelinoise, à la fois :

- urbain avec Meulan-les Mureaux en limite amont, et Limay, Mantes-la-Jolie, Mantes-la Ville à l’aval ;

- industriel avec les grandes implantations de Flins, de Porcheville, de Limay et Gargenvile ;

- agricole par les espaces de respiration qui se dégagent dans la plaine et sur les terrasses alluviales ;

- « rurbain » d’image rurale et résidentielle par les anciens villages qui occupent les coteaux de la Seine de part et d’autre.

Ses limites sont les coteaux de la Seine, plus puissants au nord (Vexin) qu’au sud (Mantois), et les villes des Mureaux/Meulan à l’est et de Mantes-la-Jolie à l’ouest.

22. Les boucles de Guernes, Moisson et Bennecourt. Radicalement différentes des séquences paysagères précédentes, les boucles de Guernes, de Moisson et de Bennecourt offrent l’unité de paysage agricole et naturelle de la vallée de la Seine Yvelinoise. Elle est marquée par le haut coteau blanc et crayeux de la Roche-Guyon côté Vexin du Val d’Oise, la Seine ayant atteint les couches basses du Crétacé, annonciatrices de la Haute-Normandie et des grandes falaises littorales d’Etretat. Ses limites sont Mantes-la-Jolie à l’amont, la vallée de l’Epte à l’ouest, et les hauts coteaux de la vallée de la Seine au nord et au sud.

VI. Enfin pour le Vexin Français, une seule unité se distingue dans le département :

23. Le Vexin des Yvelines. Partie du Vexin des buttes d’Arthies qui s’étend plus largement au nord dans le Val d’Oise, il constitue une partie du Parc naturel régional du Vexin et en offre toutes les caractéristiques paysagères : hautes buttes boisées et allongées, piémonts étendus en plateaux agricoles, vallées creusées intimes aux paysages plus diversifiés (Bernon, Monctient, vallée aux Cailloux). Sa limite sud est formée par le rebord haut du coteau de la Seine, tandis que sa limite nord dépasse la frontière administrative du département vers le Val d’Oise. A l’est le Vexin coiffe la butte de l’Hautil, tutoyant la vallée de l’Oise (Maurecourt), tandis qu’à l’ouest il s’arrête sur les hauteurs boisées qui dominent la boucle de Guernes (bois du Chesnay).