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Densités urbaines et respirations

publié le 8 janvier 2015

Avec plus d’1,4 millions d’habitants en 2008, les Yvelines ont vu leur population doubler en 40 ans et quintupler en 100 ans.

Aujourd’hui, si les constructions couvrent 30% de la superficie, la pression d’urbanisation liée à la proximité de Paris se ressent partout sur le département. Mais elle prend des formes distinctes selon les secteurs.

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© 2014 Agence B. Folléa - C. Gautier paysagistes urbanistes / DRIEE-IF / Conseil Général des Yvelines

Trois grands secteurs d’urbanisation dans les Yvelines : cartographie schématique

En première approche, trois grands secteurs d’urbanisation se distinguent :

  • La proche banlieue parisienne
    Une partie de l’urbanisation Yvelinoise se situe dans la continuité de la tache urbaine de Paris, prolongeant celle des Hauts-de-Seine. Elle court jusqu’à Maisons-Laffitte/Saint-Germain-en-Laye/Marly-le-Roi dans la vallée de la Seine, jusqu’à Versailles-Vélizy-Villacoublay plus au sud et concerne même Chevreuse par la vallée de l’Yvette essonnienne ; la continuité est principalement héritée de la pression de l’urbanisation du XXe siècle ;
  • La vallée de la Seine
    Une immense queue d’urbanisation se dessine dans la large vallée de la Seine, jusqu’à Mantes-la-Jolie ; elle s’est également formée au XXe siècle, à la faveur de l’amélioration des transports : la création des lignes ferroviaires de part et d’autre de la Seine, et les travaux de « canalisation de la Seine ». L’ensemble a conduit au développement des activités industrielles et de l’habitat qui y était lié ;
  • La ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines
    Une autre queue d’urbanisation épaisse se dessine avec la ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines, jusqu’à Plaisir à l’ouest et Coignières/le Mesnil-Saint-Denis au sud d’Elancourt ; elle est récente, engagée à partir de 1970.

Ces trois grands secteurs correspondent à des processus d’urbanisation, à une histoire et à des paysages urbains distincts, détaillés dans les pages qui suivent.

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© 2014 Agence B. Folléa - C. Gautier paysagistes urbanistes / DRIEE-IF / Conseil Général des Yvelines

Des grands espaces de « nature » au contact direct de l’agglomération parisienne.

Au sein des trois secteurs, une série de grands espaces de nature constitue une fragile mais sensible interruption du continuum urbain : la forêt de Saint-Germain-en-Laye, les espaces agricoles et boisés du plateau des Alluets-Marly, la plaine de Gally et le parc du château de Versailles, le plateau de Saclay, la vallée de la Bièvre ;

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Ceinture verte autour de l’agglomération parisienne mise en œuvre par l’agence d’espaces verts (AEV) en 1982 (Source : IAURIF)

On retrouve ces types d’espaces de respiration ailleurs autour de Paris à la même distance du cœur de la capitale : plaine de Pierrelaye, forêt de Montmorency et plaine de France au nord, triangle vert (Saulx-les-Chartreux/Marcoussis), forêt de Sénart au sud, bois de Notre-Dame et de Ferrières, et plaines du Morbras et du Réveillon à l’est. Ils correspondent aux plus proches espaces de la ceinture verte de Paris, définie par la Région Ile-de-France (AEV, IAURIF) en 1982.

Hors des trois grands secteurs évoqués ci-dessus, sur près des trois-quarts du département, l’urbanisation reste discontinue, même si les villages grossissent en bourgs et en villes au point de menacer les coupures et espaces de respiration.