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Les étangs du plateau de Saclay et « le réseau inférieur »

publié le 13 novembre 2014 (modifié le 22 décembre 2015)
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Plan du réseau hydrographique du plateau de Saclay. (Document SMAGER)

En contrebas de ce réseau supérieur, le réseau inférieur aménagé pour les jardins de Versailles, également gravitaire, concernait le plateau de Saclay étendu entre vallée de l’Yvette et vallée de la Bièvre.

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© 2014 Agence B. Folléa - C. Gautier paysagistes urbanistes / DRIEE-IF / Conseil Général des Yvelines

L’étang de Saclay (Etang Vieux), vu depuis la route-digue (RD 446) Hors département.

Six rigoles, dont la rigole de Saint-Aubin, alimentaient l’étang Vieux (37 hectares) et l’étang Neuf (33 hectares) de Saclay. Deux aqueducs enterrés (l’aqueduc de Villedombe, puis l’aqueduc du Plessis), formant la ’ligne des puits’, conduisaient alors les eaux de l’étang Vieux à l’étang d’Orsigny, puis à l’étang du Trou Salé (disparu sous les pistes de l’aérodrome de Toussus-le-Noble.

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© 2014 Agence B. Folléa - C. Gautier paysagistes urbanistes / DRIEE-IF / Conseil Général des Yvelines

L’aqueduc de Buc. (Dessin : Agence Folléa-Gautier)

De là il fallait franchir la vallée de la Bièvre. On construisit donc l’aqueduc enterré de Saclay puis le remarquable aqueduc des Arcades de Buc (1684-1686), permettant, en rive nord, de rejoindre les étangs de Gobert puis les fontaines de Versailles. L’aqueduc de Buc constitue la trace la plus spectaculaire de ce système hydraulique, avec ses 580m de long pour 24 m de hauteur, et sa double rangée de 19 arcades.

Le réseau inférieur : en savoir plus
Il est intéressant de noter que c’est ce drainage du XVIIe siècle qui a permis de révéler l’excellent potentiel agricole de ces terres jusqu’alors humides voire marécageuses. Elles se sont révélées parmi les meilleures terres d’Europe, avec des rendements céréaliers très supérieurs à la moyenne française, de l’ordre de 85 à 95 quintaux par hectares, grâce à la double couche de limons sur argile, cumulant fertilité et maintien au frais des racines, même en période de relative sécheresse.

À partir des années 1950, ce système hydraulique s’est partiellement dégradé faute d’entretien et du fait de divers aménagements. Le Syndicat Intercommunal de l’Yvette et de la Bièvre (SYB) travaille à la restauration et la gestion des rigoles et étangs du plateau de Saclay. Quant aux terres agricoles, elles devraient aujourd’hui être protégées dans le cadre du projet de cluster de Saclay (voir « Les paysages, l’urbanisation et les déplacements »).